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AFICS : Association de Femmes pour l'Information après Cancer du Sein

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Inhibiteurs de l'aromatase: les effets neuro-cognitifs

Ils étaient attendus parce que les estrogènes ont un effet bénéfique sur le cerveau. Ces effets  sont liés à la carence en estrogènes. On sait que la ménopause précoce quelque soit la cause, chirurgicale augmente le risque de troubles neuro-cognitifs en particulier de la mémoire, une augmentation du risque de maladie d’Alzeimer, de maladie de parkinson

Ces effets étaient attendus, ils ont été anticipés dès 2001, c’est-à-dire  avant l’extension d’AMM de 2003.

Les effets constatés sont des effets sur la mémoire, la concentration, le raisonnement abstrait. Ils sont d’intensité variable, en général peu importants mais entrainent cependant une gène importante surtout professionnellement. Il n’existe pas de tests adaptés, les tests existants recherchent les troubles importants, dans le cadre de la maladie d’Alzeimer et maladie apparentée. L’IRM pratiquée ne montre pas d’image particulière, elle permet d’éliminer une autre cause vasculaire par exemple.

Des petscan cérébraux ont montré des images d’hypométabolisme cérébral chez des patientes sous IA, même chez celles qui n’exprimaient pas de plainte particulière.

Ces symptômes sont pris en considération aux USA, ils sont appelés chemobrain. Ils sont retrouvés chez 25% des patientes traitées pour cancer du sein, soit par chimiothérapie soit par traitement hormonaux. En France, cet effet  n’a été reconnu pendant longtemps. Aujourd’hui, on en parle un peu plus. Les neuro-oncologues l’appellent aussi « chemobraim », c'est-à-dire « brouillard cérébral » de cause indéterminée. Ce terme devrait être réservé aux effets de la chimiothérapie, dont la cause est inconnue, et son évolution est plutôt favorable à l’arrêt du traitement. Avec les inhibiteurs de l’aromatase, les cancérologues parlent plutôt d’effets neuro-cognitifs, c’est plus juste, c’est reconnaître que  la cause est bien la carence en estrogènes. L’évolution est inconnue, il est peu vraisemblable qu’elle soit favorable.

Il n’existe pas de traitement. Toutes les stimulations de la mémoire, toutes les stimulations intellectuelles sont intéressantes pour tout le monde, mais particulièrement dans ces situations, c’est pourquoi une rééducation est souvent proposée, sans qu’on en connaisse les résultats.

Il est intéressant de constater que, chez les hommes, les mêmes effets de la carence hormonale ont également été constatés. La déprivation androgénique utilisée dans le traitement du cancer de la prostate doublerait le risque de développer une maladie d’Alzheimer, même sans  chimiothérapie. On a d’autre part constaté que la testostérone améliorait la mémoire spatiale et verbale chez les hommes atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces résultats sont ceux d’une étude américaine.

En France, les effets neuro-cognitifs de la carence en estrogènes sont connus quelle que soit la cause : suppression ovarienne,  effets de la ménopause,  et  suppression ovarienne, IA, mais les femmes ne sont jamais informées et il n’y pas de débat à ce sujet.

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