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AFICS : Association de Femmes pour l'Information après Cancer du Sein

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Informations médicales : Inhibiteurs de l'aromatase

Le traitement hormonal adjuvant a pour but de diminuer le risque de récidive du cancer du sein.  Il s’adresse aux femmes dont le cancer est hormonodépendant (c’est-à-dire avec récepteurs aux estrogènes positifs à l’analyse). Il est inutile en cas de cancer non hormonodépendant.

Il est important de savoir qu’environ 70% des femmes atteintes d’un cancer du sein sont guéries spontanément. En ce qui concerne les cancers hormonodépendants, ce pourcentage est encore plus élevé. C’est donc très important d’évaluer le bénéfice du traitement par rapport aux risques qu’il fait courrir. Il serait inacceptable de faire courir un risque à 70% des femmes guéries pour diminuer le risque de récidive de 30% d’entr’elles. La difficulté, à l’heure actuelle est qu’on ne parvient pas à savoir lesquelles sont guéries et lesquelles récidiveront. On peut néanmoins évaluer ce risque en fonction des caractéristiques de la tumeur. On peut déterminer un risque faible ou élevé et même un risque intermédiaire, mais le risque 0 n’existe pas.

Les inhibiteurs de l’aromatase sont toujours comparés au tamoxifène.

Le tamoxifène pris 5 ans permet d’éviter un décès sur 25 patientes, pris 10 ans il permet d’éviter un décès supplémentaire sur 40 patientes.

Pour les femmes ménopausées, il existe 2 types de traitements possibles :

-le tamoxifène : c’est le traitement de choix chez la femme avant la ménopause, mais il peut aussi être prescrit après la ménopause, il a la même efficacité.

-les inhibiteurs de l’aromatase, traitement plus récent (AMM en adjuvant en 2003). Ils ne sont efficaces qu’après la ménopause. Ils sont légèrement supérieurs au tamoxifène mais ils sont mal tolérés

La loi exige que le médecin  expose les 2 traitements avec leur bénéfice et leurs effets indésirables, qu’il  explique son point de vue.  C’est très important parce que  ce choix doit se faire en fonction du risque individuel de récidive. Il doit se faire aussi en fonction de l’importance des effets indésirables, mais ceux-ci sont minimisés et même pour certains niés. Enfin, le patient doit pouvoir participer au choix de son traitement.

La supériorité des IA par rapport au tamoxifène est faible. Elle porte surtout sur le risque de récidive, mais très peu sur la survie globale. Ces résultats ne sont jamais clairement expliqués au malade. Les résultats des études à 5 ans ne montraient pas de bénéfice sur la survie avec les IA, mais seulement une diminution des récidives. Aujourd’hui les effets à 10 ans montrent un bénéfice sur la survie, les chiffres ne font pas encore l’unanimité selon les études et les cancérologues.
Les chiffres le plus souvent annoncés correspondent à la supériorité relative cela signifie qu’ils sont variables en fonction  du risque individuel de récidive. Plus le risque de récidive est important plus le bénéfice est important.  Par exemple diminuer le risque de moitié lorsqu’il est de 50 % c’est très intéressant, par contre lorsqu’il est de 4% est-il encore intéressant compte tenu de la mauvaise tolérance et des effets délétères sur la santé à long terme ? Le risque relatif est souvent utilisé parce que plus spectaculaire. En risque absolu  (au niveau de la population) le  bénéfice est de 2 ,5% à 5 ans et à 10 ans.

En France les recommandations officielles sont de prescrire un IA aux femmes ménopausées. Il est précisé qu’on peut prescrire du tamoxifène en cas de risque de récidive faible, mais en pratique beaucoup de cancérologues prescrivent un IA à toutes les femmes sans information. Les arrêts de traitement sont fréquents. Beaucoup de femmes disent arrêter leur traitement sans le dire tellement les médecins insistent.

Une Cancérologue de renommée internationale dit : je préfère prescrire du tamoxifène que les femmes prendront qu’un IA qu’elles ne prendront pas.
En Belgique les IA sont réservés aux femmes dont le risque de récidive est élevé, et non en cas de risque faible ou intermédiaire. Ils ne sont remboursés que dans cette indication.

On propose à ces femmes d’essayer un IA pendant 2 ans (la faible supériorité des IA s’exerce surtout en début de traitement) et de revoir la prescription si nécessaire,  selon la tolérance.





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