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AFICS : Association de Femmes pour l'Information après Cancer du Sein

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Informations médicales : Les effets des estrogènes

Les estrogènes sont les hormones féminines par excellence. La principale molécule est le 17B estradiol, sécrétée par les ovaires, de la puberté à la ménopause. On retrouve également des estrogènes dans la pilule contraceptive, mais ce n’est pas la même molécule, il s’agit d’une molécule de synthèse (fabriquée en laboratoire). Pour les THM (traitement hormonal de la ménopause) des molécules très différentes sont utilisées selon les pays. Les estrogènes ont été véritablement diabolisés depuis l’étude américaine WHI en 2002

- Le 17B ESTRADIOL a des effets bénéfiques très importants : climatériques (sur les symptômes qui accompagnent la ménopause), ostéo-articulaires, cardio-vasculaires, neuro-cognitifs, il a un effet promoteur sur le cancer du sein, et seulement un effet promoteur (il fait grossir un peu plus vite un cancer qui existe). Il diminue le risque de cancer du colon, il augmente le risque de cancer de l’endomètre (muqueuse qui tapisse l‘intérieur de l’utérus) mais cet effet est contre balancé par la progestérone.


LES EFFETS DES ESTROGENES EN PHYSIOLOGIE :

La connaissance des effets physiologiques des estrogènes naturels est particulièrement importante pour comprendre, d’une part les effets des THM et les effets des différents traitements anti-estrogéniques utilisés dans le traitement des cancers du sein, que ces effets soient bénéfiques ou délétères. Les femmes ont besoin de ces connaissances pour comprendre que les effets indésirables qu’elles ressentent sous IA sont bien réels et ne sont pas liés à l’effet nocébo (contraire de l‘effet placébo, c‘est-à-dire considéré comme nuisible par le malade, même si c’est faux objectivement) comme le prétendent certains cancérologues. Les médecins prescripteurs, les médecins qui ont autorisé et validé ces traitements ne disposaient sans doute pas toutes ces connaissances. Pourtant les effets estrogéniques physiologiques sont bien connus depuis très longtemps, bien avant 2003. Ils ont été particulièrement étudiés dans le cadre de la ménopause


LES EFFETS SUR L’OS ET LES ARTICULATIONS :

L’os est en perpétuel remodelage, il y a un équilibre permanent entre la résorption et la production osseuse. Les estrogènes exercent un effet protecteur sur l’os. Les mécanismes sont bien connus, ils sont multiples et complexes. La carence en estrogènes déséquilibre ce mode de fonctionnement en accélérant de façon importante la destruction osseuse. Elle peut aboutir à l’ostéoporose, celle-ci s’installe rapidement dès la carence en estrogènes, elle est d’autant plus importante que la carence en estrogènes est profonde.

Les estrogènes jouent également un rôle important au niveau des articulations. On retrouve des récepteurs aux estrogènes et à l’aromatase au niveau de l’os mais aussi au niveau de toutes les structures des articulations : au niveau du cartilage, de la synoviale (membrane qui tapisse l‘articulation). La privation en estrogènes entraine également la production de cytokines (substances chimiques élaborées dans l’articulation) responsables de phénomènes inflammatoire.

Les conséquences de ces effets sont que l’ostéoporose est beaucoup plus fréquente chez la femme après la ménopause que chez l’homme. L’arthrose a longtemps été considérée comme une simple usure mécanique liée à l’âge, dans ce cas elle ne s’accompagne pas de douleurs. La douleur est due à l’inflammation, qui apparait à un stade plus ou moins avancé. La carence en estrogènes engendre une réaction inflammatoire responsable des douleurs et aussi de la destruction du cartilage. L’arthrose est plus fréquente chez l’homme que chez la femme avant la ménopause puis elle devient plus fréquente chez la femme que chez l’homme à cause de la carence en estrogènes.


LES EFFETS CARDIO-VASCULAIRES :

Les maladies cardio-vasculaires sont la conséquence de l’athérosclérose, en particulier au niveau des coronaires et des artères cérébrales, ce qui expose à un risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Avant la ménopause, la femme a moins de risque de faire un accident cardio-vasculaire que l’homme. Après la ménopause, ce risque augmente, et rattrape celui de l’homme. Les cardiologues considèrent qu’après la ménopause, toutes les femmes sont à haut risque cardio-vasculaire, la carence estrogénique favorisant l’apparition du syndrome métabolique, d’une rigidité artérielle et d’une plus forte susceptibilité à la thrombose. Elle entraine aussi des altérations directes de la paroi vasculaire : modifications de la résistance artérielle avec augmentation de la pression sanguine artérielle, dysfonctionnement de l’endothélium (paroi interne des artères).
Le syndrome inflammatoire majore le RCV.
Les femmes meurent 7 à 8 fois plus de maladies cardio-vasculaires que de cancer du sein.


LES EFFETS NEURO-COGNITIFS :

La carence estrogénique est suspectée comme étant à l’origine d’une dégradation des fonctions cognitives après la ménopause (capacités de mémorisation, performances verbales, raisonnement abstrait) ainsi que dans la survenue de la maladie d’Alzheimer, de démence et de maladie de Parkinson. Des récepteurs aux estrogènes sont présents au niveau du cerveau.


LES EFFETS CARCINOLOGIQUES :

Les estrogènes ont d’autres effets que l’effet promoteur sur le cancer du sein :
- ils augmentent le risque de cancer de l’endomètre, ce risque est faible et est contre balancé par la progestérone en physiologie, les estrogènes diminuent le risque de cancer du colon, c’est curieux que les cancérologues mettent toujours en avant le risque au niveau du sein et non l’effet bénéfique au niveau du colon. Le cancer du colon est un cancer fréquent, le deuxième par ordre de fréquence chez la femme, avec un taux de mortalité plus élevé que le cancer du sein.


LES AUTRES EFFETS DONT ON PARLE PEU :

- la diminution de la libido : la libido est très variable selon les individus, y compris chez les hommes et les femmes jeunes, la carence en estrogènes entraine une baisse de la libido qui est également très variable d’une femme à l’autre, mais elle est incontestable. On a profité de cette grande variabilité pour dire aux femmes que c’était purement psychologique, avec une connotation péjorative.

- la fonte musculaire : la masse musculaire est également très variable selon les individus, mais la fonte musculaire est également incontestable après la ménopause. La pratique du sport est, bien entendu, une solution pour en limiter l’importance. Est-ce une raison pour en nier l’existence?

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