Accueil
Présentation
Qui sommes-nous
But de l'association
Adhésion
Contact
Mentions légales

AFICS : Association de Femmes pour l'Information après Cancer du Sein

Actualités Informations juridiques Biographie Groupes de parole Parrainage


Inhibiteurs de l'aromatase: les effets sur la qualité de vie

Ces effets sont considérés comme mineurs, pourtant ils peuvent être importants. Pour certaines femmes, en fonction de l’importance du  risque de récidive individuel, ils doivent peut-être, être acceptés. Ce sont : bouffées de chaleur, fatigue, insomnie, tendance dépressive, sécheresse de la peau,  perte de cheveux. Les femmes se plaignent aussi fréquemment de prise de poids :

-    Les bouffées de chaleur : elles sont majorées par rapport aux bouffées de chaleur de la ménopause, elles sont cependant très variables selon l’ancienneté de la ménopause (elles sont surtout importantes en début de ménopause). Elles ont tendance à diminuer avec le temps, il n’existe pas de traitement qui soit réellement efficace.

-    La fatigue : elle est reconnue et habituelle. On sait que l’activité physique adaptée diminue la sensation de fatigue.

-    L’insomnie : elle est fréquente parce que les estrogènes ont un effet bénéfique sur le sommeil. La qualité et la durée du sommeil ont tendance à diminuer avec l’âge, cette tendance augmente à la ménopause. D’autres facteurs peuvent s’ajouter à la carence en estrogènes, c’est l’anxiété, le stress, dont on sait qu’ils sont difficilement évitables dans ces circonstances. Cet effet est considéré comme tout à fait anodin. Pourtant c’est un problème difficile, sous-estimé, ses conséquences peuvent être importantes : fatigue, dépression, diminution des activités menant à l’isolement, augmentation du risque de maladies : diabète, maladies cardio-vasculaires, maladie d’Alzeimer. La mélatonine est peu efficace (en dehors du Jetlag) et ses effets secondaires à long terme ne sont pas connus. Les anxiolytiques et hypnotiques peuvent être utilisés pour des périodes courtes, pour passer une période difficile, par exemple la phase aïgue de la maladie, mais sont à éviter à long terme parce qu’ils peuvent avoir des effets néfastes. L’augmentation du risque de maladie d’Alzeimer a été évoquée mais on ne sait pas actuellement si c’est le manque de sommeil ou l’utilisation de somnifères qui augmente ce risque ou même si l’insomnie annonce la maladie d’Alzeimer. Par contre, des études ont montré que des substances toxiques, élaborées par le cerveau et qui sont augmentées dans la maladie d’Alzeimer ne peuvent être éliminées que pendant le sommeil. Bien dormir est donc indispensable. L’insomnie liée aux inhibiteurs de l’aromatase est durable, donc éviter la prise de médicaments n’est possible qu’à la condition de proposer une autre méthode parce que  le manque de sommeil et encore plus néfaste que la prise de médicament. L’évolution de l’insomnie à l’arrêt des inhibiteurs de l’aromatase est variable, elle dépend du retour de l’imprégnation estrogénique, on sait que chez les femmes ménopausées elle est faible, l’insomnie est aussi une plainte fréquente des femmes à la ménopause. L’insomnie chronique liée à la prise d’inhibiteur de l’aromatase a donc peu de chance de disparaître à l’arrêt du traitement. C’est pourquoi envisager des méthodes non médicamenteuses est la meilleure solution pour traiter l’insomnie chronique. Il existe aujourd’hui dans de nombreux hôpitaux des consultations spécialisées. Les méthodes envisagées sont la sophrologie, l’hypnose, les thérapies comportementales. Elles sont efficaces mais ne sont pas accessibles facilement partout.

Des médecins spécialistes des troubles du sommeil ont mis en place un réseau pour informer les patients et les orienter : c’est le réseau Morphée. Une association de patients souffrant d’insomnie est en cours de création.

La plupart des cancérologues ne connaissent pas l’effet des estrogènes sur le sommeil, ils disent aux patientes que c’est le stress qui est responsable d’insomnie et qu’elle disparaîtra rapidement. Certains reconnaissent avoir reçu de nombreuses plaintes de malades suivies pour cancer du sein, beaucoup plus nombreuses depuis l’utilisation des inhibiteurs de l’aromatase, il font donc le lien mais ils ne connaissent pas le mécanisme et affirment tous que ce trouble disparaître rapidement à l’arrêt du traitement. Ce discours est même tenu par des médecins des consultations sur le sommeil.

- la tendance dépressive est fréquente (environ 50%), elles est d’intensité variable, elle peut être plus ou moins liée à l’insomnie. Une prise en charge par des psychiatres ou psychologues peut s’avérer nécessaire.

Informations médicales

Suite: l'évaluation du bénéfice par rapport au risque