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AFICS : Association de Femmes pour l'Information après Cancer du Sein

Avertissement Ce qu'il faut savoir Ce qu'il ne faut pas faire

Ce qu'il faut savoir

Les effets indésirables des médicaments sont le plus souvent très éloignés de la raison pour laquelle le médicament a été prescrit, c’est pourquoi, sans l’aide d’un médecin qui connait bien le médicament, les malades ne peuvent que les suspecter, ils ne pourront jamais en être surs. Mais de nombreux médecins ne les connaissent pas non plus, en particulier les spécialistes qui suivent les malades pour ces effets indésirables, et qui n’ont pas prescrit le médicament. Comment les médecins pourraient-ils tout savoir sur tous les médicaments ? C’est d’autant plus difficile pour eux d’en prendre conscience que, lorsqu’un nouveau médicament obtient l’Autorisation de Mise sur le Marché, les laboratoires sont leur seule source d’information et qu’ils ont tendance à minimiser les effets indésirables, ils vont même parfois jusqu’à les cacher. Les notices contenues dans les boîtes de médicaments devraient vous informer sur les effets indésirables des médicaments, mais le plus souvent, elles annoncent une longue liste d’effets anodins, les effets graves n’y figurent pas ou sont miminisés.

Les cancérologues ont été amenés à prescrire les inhibiteurs de l’aromatase, qui sont des traitements hormonaux anti-estrogéniques, ils ne possédaient sans doute pas toutes les connaissances sur les effets physiologiques des estrogènes qui leur auraient permis d’anticiper les effets anti-estrogéniques puissants des IA et par conséquent leurs effets indésirables et d’informer leurs malades complètement et objectivement. Pourtant certains médecins ont donné l’alerte, mais ils ont été peu entendus. On peut regretter qu’il n’y ait pas eu plus de collaboration avec les spécialistes de ces sujets : les gynécologues et endocrinologues. Les cancérologues ont donc suivi les recommandations des laboratoires. Mais les informations fournies par les laboratoires ne sont pas objectives, leurs méthodes tiennent plutôt de la publicité et du marketing, les laboratoires ont profité de ces lacunes. Aujourd’hui, on peut regretter qu’il n’y ait toujours pas plus de collaboration avec les différents spécialistes qui constatent les effets indésirables, si bien qu’ils sont encore, trop souvent, soit minimisés, soit même niés. Pourtant, dans une enquête publiée en 2012, 70% des cancérologues souhaitaient être mieux informés, il semble que depuis 2012, rien n’ait changé. L’association souhaite favoriser la collaboration entre les différents spécialistes : les cancérologues qui prescrivent les IA, les gynécologues et endocrinologues qui sont les spécialistes qui connaissent le mieux les effets des estrogènes en physiologie, les spécialistes qui sont amenés à rencontrer les patientes qui subissent les effets indésirables des IA : rhumatologues, neurologues et cardiologues, et enfin les médecins généralistes, premiers témoins de la souffrance de ces femmes.

L’association informe objectivement de tous les effets indésirables des IA, mais ces effets ne seront jamais tous présents chez toutes les femmes, et n’auront pas non plus, la même intensité.

Le traitement hormonal adjuvant du cancer du sein a fait la preuve de son efficacité, il représente un des grands progrès du traitement du cancer du sein au même titre que le dépistage et la chimiothérapie. Ils ont permis de diminuer la mortalité de façon importante au fil des années. Il est donc très important, parallèlement à la connaissance de leurs effets indésirables, de bien comprendre le bénéfice qu’ils apportent. Il existe plusieurs médicaments utilisés dans le traitement hormonal adjuvant dont le bénéfice est voisin et les effets indésirables très différents. On peut donc, si on ne supporte pas un médicament, accepter d’en prendre un autre pour profiter du bénéfice du traitement et éviter les effets indésirables ressentis comme insupportables. Le rôle du médecin est de vous aider à faire ce choix.

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